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Les Nouvelles Technologies

Promesses et Défis pour l'Avenir ? - 01/07/2009

THEME 2009 - 2010

"Les Nouvelles Technologies,

Promesses et Défis pour l'Avenir ?
 
Celles qui souhaitent travailler sur ce thème peuvent adresser par mail n.barbin@barbin.fr, leurs recherches, leurs réflexions, et éventuellement leurs écrits

 
Les techniques de l’information et de la communication bouleversent le monde. Elles contribuent à l’abandon de la civilisation de l’usine et à l’émergence de celle du savoir.
Les mutations du travail qui en résultent imposent de nouvelles règles pour fonder les rapports de travail et l’organisation économique.

Les vies professionnelles en sont profondément altérées. Les vies personnelles ne peuvent plus se dérouler de la même manière. L’accès direct et total à la connaissance comme la concentration du temps et de l’espace fait que la relation envers les autres, la perception du monde et la culture changent. Il est donc légitime de s’interroger sur les conséquences des TIC sur le monde qui se façonne peu à peu .

LA VIE EN SOCIETE

Elle n’est concevable que sur le fondement du respect d’une morale conditionnant les comportements et organisant les rapports entre les Hommes. Celle-ci a longtemps été dictée par le respect de la création qui permettent de se sublimer et de rassembler.

Les TIC font que la planète est un village, la nation n’est plus un mythe fédérateur. C’est autour du « droit de l’Homnisme » que se bâtissent aujourd’hui les valeurs essentielles sur lesquelles s’organise la vie sociale. On peut, dès lors, être optimiste quant à l’impact des TIC. Celles-ci sont en effet des instruments de l’épanouissement des droits de l’homme, des libertés fondamentales.

Si d’autres principes fondamentaux doivent dans un contexte donné s’imposer, ils ne peuvent être conjugués qu’avec ces droits et libertés fondamentaux. Ainsi concilier vie personnelle et professionnelle peut grâce aux TIC être un objectif réalisable. Plus fondamentalement, des discriminations peuvent plus aisément être détectées et sanctionnées. Pour les mêmes raisons, la domination du faible par le fort peut plus facilement être corrigé dès lors que dans le contrat l’équilibre des rapports est favorisé par les TIC.

Encore faut-il que les TIC qui ne sont que des techniques, ne soient pas idolâtrées au point d’organiser à travers eux la vie publique. C’est dire que la société a plus que jamais besoin d’éthique, de déontologie, de lieux d’arbitrage et de médiation. L’individualisation des rapports entre les Hommes ne doit pas déboucher sur l’individualisme.

LE MONDEDE L’ENTREPRISE

En économie, les TIC sont vecteurs de productivité, celles-ci naissant aussi bien de la réduction du temps et de l’espace que du mode d’organisation plus flexible. L’adaptation sans limites des normes que les TIC autorisent, favorisent plus de valeur ajoutée.
En même temps, l’autonomie du travailleur qui résulte de son accès direct et total au savoir est factrice à la fois de dynamisme et de créativité.
Ceci permet plus d’efficacité économique et favorise l’épanouissement de l’individu au travail.

Pour autant les TIC peuvent être porteurs d’effets dévastateurs en raison de l’intrusion qu’elles rendent possibles dans la sphère privée et des effets de la flexibilité en matière de conditions de travail. Pour écarter ces effets négatifs, il faut penser autrement l’objet du dialogue social davantage conçu pour favoriser le libre choix et le respect de la vie personnelle dans la sphère professionnelle que pour construire un statut collectif faisant le bonheur du travail malgré lui.

     

CONCLUSION


Les effets importants sur le terrain de la communication sur les TIC font qu’à défaut de les maîtriser on se marginalise, créant en quelque sorte les conditions d’un handicap nouveau. Ceci a pour conséquence de réduire fortement l’employabilité donc de conduire à l’exclusion. C’est donc un investissement massif sur le terrain de la formation qui permet de maintenir les idéaux démocratiques.

Le 21ème siècle sera celui du passage du droit de l’entreprise à celui de l’activité économique et du passage du droit du travail à celui de l’activité professionnelle. Les institutions de la civilisation industrielle n’y résisteront pas.

Après une période de turbulence liée à la résistance au nom du respect des valeurs qui n’auront plus cours un ordre nouveau naîtra, davantage respectueux de l’Homme bien que s’assignant comme objectif plus de productivité.